LIVRE 3
BHAGAVATA-PURANA,
LIVRE 3
« Le
roi dit :
Seigneur, fais-nous
connaître où eut lieu la rencontre du bienheureux guerrier avec Mâitrêya,
et quand se passa leur entretien. »
Mâitrêya :
- « Ce qui répugne à la raison, c’est la Mâyâ dont s’enveloppe Bhagavat,
c’est la misère et l’esclavage de l’Être suprême qui est naturellement libre.
Mais cette apparence
n’est qu’une illusion sans réalité, semblable au rêve de l’homme qui, pendant
son sommeil, s’imagine, par exemple, qu’il a la tête tranchée.
Comme on voit, quand
la lune se réfléchit dans l’eau, que le mouvement et les autres accidents de
son image résultent de l’eau elle-même,
ainsi les accidents
contraires à la nature de l’Esprit,
qui n’ont réellement
pas d’existence véritable,
n’existent que pour
l’esprit individualisé, dans la condition de spectateur interne.
Ces accidents
disparaissent successivement en ce monde par l’observance de l’inaction, par la
miséricorde du fils de Vâsudêva, et par la pratique de la dévotion à Bhagavat.
Quand le trouble des
sens s’est calmé dans le sein du spectateur interne, où réside le suprême Hari,
alors les douleurs s’évanouissent complétement, comme elles le font pour
l’homme plongé dans un sommeil profond.
Le récit des qualités
de l’ennemi de Mura, qu’on l’entende ou qu’on le prononce, apporte le calme à
toutes les douleurs ;
Que sera-ce donc que
l’affection qu’une âme dévouée témoigne pour la poussière du lotus de ses
pieds ? »
Vidura :
- « Mes doutes sont tranchés, ô bienheureux Seigneur, par le glaive de tes
discours habiles ;
Mon intelligence
comprend d’une manière complète, ô bienheureux sage, cette double condition,
l’indépendance de l’Être suprême,
et la dépendance de
l’âme individuelle.
Tu l’as bien
expliqué, sage brâhmane :
- Cet état de l’Être suprême qui paraît
dépendant se montre comme le théâtre de la Mâyâ de Hari, de cette illusion dont
l’esprit est le jouet ;
Cet état est sans
réalité, sans base ;
L’origine de
l’univers n’est pas hors de là.
Celui qui, dans le
monde, est le plus esclave de l’erreur, et celui qui est parvenu jusqu’à l’Être
qui est au-dessus de l’intelligence, vivent aussi heureux l’un que
l’autre ;
La douleur est pour
l’homme qui est placé entre l’ignorance et la science.
Reconnaissant qu’il
n’y a rien de réel dans ce qui n’est pas l’Esprit,
et que c’est
seulement le fruit d’une opinion vaine,
j’écarte jusqu’à
cette opinion par le culte que je rends à tes pieds,
afin que de ce culte
naisse une fête d’amour profond pour les pieds de Bhagavat, l’Être immuable,
l’ennemi de Madhu,
fête qui puisse faire
disparaître le malheur.
En effet, un pénitent
ordinaire ne parvient pas aisément à honorer ces sages qui sont comme le chemin
du Vâikuntha, ces sages par qui Djanârdana, le dieu des Dêvas, est célébré sans
cesse.
Le Souverain de l’univers
ayant, au commencement, créé l’intelligence et les autres principes, avec leurs
modifications successives, en fit sortir Virâdj qu’il pénétra ensuite.
Virâdj que l’on
appelle Âdipurucha, qui a des milliers de bras, de cuisses et de pieds, et au
sein duquel s’étendent et reposent tous les mondes.
Cet Être en qui
réside le souffle de vie qui est divisé en dix parties, qui embrasse les sens,
leurs objets, et les puissances qui dirigent les sens, et que tu as dit être
triple,
cet Être duquel
sortent toutes les classes, raconte-nous ces manifestations distinctes.
C’est dans son sein
qu’existèrent les diverses espèces de créatures qui ont remplies l’univers,
avec leurs enfants, leurs petits-enfants, les enfants de ces derniers, et leurs
descendants. »
Brahmâ :
- « Enfin, après tant de temps, Tu m’es connu aujourd’hui ;
Mais c’est la faute
des hommes s’ils ignorent la nature de Bhagavat, car il n’existe, ô Bhagavat,
rien autre chose que Toi :
- Ce qui semble exister n’est pas pur, puisque
ce n’est que par les transformations des qualités de Mâyâ que Tu parais
multiple.
Cette forme que tu as
revêtue au commencement, par compassion pour les hommes vertueux, ô Toi qui
écartes perpétuellement les ténèbres en manifestant l’essence de
l’intelligence ;
Cette forme, source
unique de toute incarnation, et du nombril de laquelle est sorti un lotus au
sein duquel j’ai apparu ;
Cette forme, Dieu
suprême, je la voie sans pouvoir la distinguer de Ton essence véritable, qui
est la béatitude même, qui est simple, dont l’éclat n’est jamais
obscurci ;
Aussi je cherche un
asile auprès de cette forme unique, créatrice de l’univers dont elle est
distincte, et composée de la réunion des sens et des éléments.
Sans doute, ô Toi qui
es le bonheur des mondes, c’est pour notre félicité que, pendant notre
méditation, Tu nous as montré cette forme, à nous qui sommes Tes
serviteurs ;
Adressons-donc notre
adoration à Bhagavat, que n’adorent pas les sectateurs de la doctrine du néant,
qui sont voués à l’enfer.
Mais quand les hommes
recueillent le parfum du calice du lotus de Tes pieds que le vent des écritures
apportes à celui dont l’oreille est ouverte à Tes histoires, alors, Bhagavat,
Toi dont les serviteurs embrassent les pieds avec une dévotion extrême, Tu ne
quittes plus le lotus de leur cœur.
Les craintes que font
naître en nous nos parents, notre corps et nos biens, le chagrin, le désir, la
détresse, la cupidité insatiable, la fausse notion, source de douleurs, qui
nous fait dire :
- « Moi ; Ceci est à moi ! »,
tous ces maux durent tant que le monde ne s’est pas réfugié à Tes pieds qui
donnent la sécurité. »
Manu Swâyambhuva :
- « Toi seul es le créateur, le nourricier de tous les êtres ;
Cependant consens à
nous indiquer, à nous qui sommes Tes enfants, le moyen de Te témoigner notre obéissance.
Adoration à Toi qui
es digne de louanges !
Montre-nous, parmi
les actions possibles à notre énergie, celle qu’il faut que nous fassions pour
obtenir de la gloire dans l’univers entier et le salut dans le monde
futur. »
Bhagavat :
- « Le Yôga qui a pour objet l’Esprit suprême, est établi comme le moyen
qu’ont les hommes d’obtenir la béatitude absolue ;
C’est là que se
trouve le terme définitif du bonheur et du malheur ! »
Bhagavat :
- « Quand les sens, ces organes lumineux dont l’office est de saisir les
qualités, agissant conformément à l’écriture, se dirigent, dans l’homme dont le
cœur est inébranlable, vers l’Être dont la bonté est la forme ;
Quand leurs actions
sont naturelles et désintéressées, c’est alors qu’existe la dévotion à
Bhagavat, vertu plus importante que la perfection, et qui consume l’enveloppe
de l’Esprit, aussi vite que le souffle de vie fait digérer les aliments. »
Bhagavat :
- « L’Esprit, quoique au sein de la nature, n’est pas modifié par les
qualités qui n’appartiennent qu’à elle, parce qu’il est inaltérable, qu’il
n’agit pas, et qu’il est exempt de qualités ;
C’est comme le soleil
dont l’image est reproduite dans l’eau.
Mais quand Il
s’attache aux qualités de la nature, alors, troublé par le sentiment de la
personnalité, il se figure qu’il est l’agent.
Aussi, déchu de sa
perfection, parce qu’en agissant il contracte des souillures qui résultent de
son attachement pour la nature, il entre malgré lui dans la voie du monde, en
descendant au sein de matrices bonnes, mauvaises ou intermédiaires.
Car quoique la
réalité ne se trouve pas plus dans le monde que dans un songe où tout est vain,
la nécessité de la transmigration ne cesse pas pour celui qui ne pense qu’aux
objets extérieurs.
Voilà pourquoi il
faut que par la pratique d’une ardente dévotion et par le détachement absolu,
l’homme se rende peu à peu maître de son cœur qui s’est attaché à la voie
coupable des sens. »
Bhagavat :
- « Que le sage vénère en son cœur tous ces êtres avec un grand respect,
en se disant :
- « C’est Bhagavat, l’Être suprême, qui y
est entré avec l’âme individuelle, portion de Sa substance ! »
Bhagavat :
- « L’homme ne connaît pas plus l’immense énergie de cet Être redoutable,
qu’une masse de nuages ne connaît la force du vent qui la pousse.
Chacun des objets que
l’homme acquiert avec tant de peine dans des vues de bonheur, Bhagavat, qui est
le Temps, les détruit tous, et devient ainsi pour lui une cause de larmes.
Car l’homme insensé
regarde, dans son ignorance, comme des choses qui sont durables les biens, tels
que les maisons, les terres et les richesses qui appartiennent à ce corps
périssable comme tout ce qui en dépend.
Et dans cette
existence, en effet, quelle que soit le matrice où une créature vient à naître,
c’est là qu’elle trouve la mort ;
Elle ne peut s’en
séparer. »
L’âme individuelle :
- « Je me réfugie comme dans un asile inaccessible à la crainte, auprès du
lotus des pieds dont la trace a été laissée sur la terre par ce Dieu qui,
désireux de sauver le
monde incliné devant Lui, a pris diverses formes, et qui m’a montré la route
qui convient à un être qui n’existe pas plus réellement que moi.
Celui qui, enveloppé
de ses œuvres antérieures comme par une chaîne, réside en ce corps, uni à cette
forme illusoire que composent les éléments, les sens et le cœur,
cet Être qui n’est
autre que moi, je l’adore, Lui qui, pur, immuable et incessamment intelligent,
se laisse voir en mon cœur livré au repentir.
Moi qui ne suis caché
qu’en apparence dans ce corps, produit des cinq éléments, dont je suis
distinct,
qui ne suis pas
d’avantage dans les sens, les qualités, les objets et l’intelligence dont je
parais formé,
je m’incline devant
cet Être à la grandeur duquel ce corps n’enlève rien, devant cet Être
souverainement savant, supérieur à la nature comme au Purucha, et qui l’Esprit.
Aussi, chassant mon
trouble,
je me relèverai bien
vite moi-même de ces ténèbres, avec le secours de mon esprit,
pour que la triste
nécessité de parcourir d’autres matrices de se renouvelle plus pour moi,
pour moi qui ai reçu
dans mon cœur les pieds de Vichnou. »
Bhagavat :
- « Adore donc de toute ton âme l’Être suprême, dont les pieds, semblables
au lotus, doivent être vénérés avec une dévotion qui aime à se réfugier auprès
de ses qualités.
La dévotion qui prend
pour objet de son culte Bhagavat, fils de Vâsudêva, produit bien vite le
renoncement à tout désir, et la science, qui est la vue de Brahman.
Quand l’esprit de
l’homme ainsi dévoué n’est pas porté par l’action des sens à trouver de
l’inégalité dans les choses qui sont semblables, et à dire : « Ceci
est agréable, et cela ne l’est pas »,
Alors cet homme voit
de lui-même son propre esprit, détaché de tout, regardant tout d’un œil égal,
n’ayant rien à éviter ni à rechercher, et parvenu à la perfection de son
essence.
Le suprême Brahman,
qui est Paramâtman, Îçhvara et Purucha, n’est autre chose que la science ;
C’est par la suite
des diverses conditions d’objets visibles, d’esprit qui voit et d’autres, qu’il
revêt,
que l’Être unique qui
est Bhagavat, passe pour multiple.
Voici quel est le
résultat désiré que la pratique attentive du Yôga procure en ce monde au Yôgi,
c’est qu’il arrive à être complétement détaché de toutes choses.
C’est par une erreur
des sens dont l’action se détourne de Lui, que Brahman, l’Être unique,
qui n’a pas de
qualités et qui est la science même, apparaît sous la forme d’objets, avec les
propriétés du son et des autres attributs.
sous les formes de
l’intelligence, du moi qui est triple, des cinq éléments, de l’âme, des onze
sens,
de l’œuf de Brahmâ,
ce corps de l’âme, de ces principes enfin d’où est sorti l’univers
c’est là ce que
reconnaît, à l’aide de la foi, de la dévotion, et de la pratique constante du
Yôga, un esprit recueilli, affranchi de tout contact et libre
d’attachement. »
Bhagavat :
- « en marchant dans la voie que je viens de t’indiquer, ô ma mère, et que
tu peux suivre aisément, tu t’élèveras en peu de temps à la perfection suprême.
Conserve avec foi ma
parole qu’aiment ceux qui possèdent le Vêda ;
Elle te fera parvenir
jusqu’à moi qui suis le salut ;
Ceux qui ne
connaissent pas tombent dans la mort. »
Les
pérégrinations de l'âme incarnée selon Sri Kapila
« Version Bhaktivedanta Prabhupada »
- "O mon
Seigneur, quand l'âme vile que je suis sera-t-elle délivrée de cette
incarcération?
Cher Seigneur, grâce
à Ta miséricorde indicible, voilà que s'éveille ma conscience, bien que je sois
à peine âgé de dix mois.
Pour cette faveur
immotivée que Tu m'as accordée, ô Seigneur Souverain, Toi l'ami des âmes
déchues, je ne vois pas d'autre moyen de T'exprimer ma gratitude que de prier,
les mains jointes.
L'être incarné au
sein d'une autre espèce ne voit que par instinct;
il ne connaît que les
perceptions sensorielles agréables ou désagréables de ce corps particulier.
Mais voilà que je
possède un corps dans lequel je peux maîtriser mes sens et connaître ma
destinée;
je rends donc mon
hommage respectueux à Dieu, la Personne Suprême, qui m'a béni en m'accordant ce
corps et par la grâce de qui je peux Le contempler à l'intérieur comme à
l'extérieur.
Par suite, ô
Seigneur, bien que je me trouve dans une condition atroce, je ne désire pas
quitter le ventre de ma mère pour retomber dans le puits sombre de l'existence
matérielle.
Ton énergie externe,
nommée deva-maya, capture le nouveau-né dès qu'il apparaît, et il adopte
sur-le-champ une fausse identité, laquelle représente le début du cycle continu
des naissances et des morts.
Aussi, sans plus me
laisser troubler, je vais m'arracher aux ténèbres de l'ignorance avec l'aide de
mon amie, la claire conscience.
Il me suffira de
garder en mon cœur les pieds pareils-au-lotus de Sri Visnu pour ne plus avoir à
entrer dans le sein d'autres mères et subir le cycle des morts et des
renaissances. »
SRIMAD-BHAGAVATAM
CHANT 3
CHAPITRE 31
Les pérégrinations
de l'âme incarnée
selon Sri Kapila.
TRADUCTION
Dans cette condition effrayante, l'être vivant, prisonnier des sept couches
de composants matériels qui le recouvrent, adresse, les mains jointes, une
prière au Seigneur, qui l'a mis dans cette situation.
L'âme humaine dit:
Je cherche refuge aux pieds pareils-au-lotus de Dieu, la Personne Souveraine,
qui Se manifeste dans Ses différentes Formes éternelles et marche sur la
surface du globe.
Il est mon seul refuge, car Lui seul peut
m'affranchir de toute crainte. C'est Lui qui m'a placé dans cette situation,
tout à fait appropriée à mes actes impies.
Moi qui suis une âme de nature purement
spirituelle, je suis maintenant enchaîné par mes actes, emprisonné dans le sein
d'une mère par les soins de maya.
J'offre mon hommage respectueux à Celui
qui Se trouve également ici, à mes côtés, mais qui demeure, Lui, inaltérable et
immuable.
A Lui qui, bien qu'infini, Se laisse
percevoir par un coeur repentant, j'offre mes plus humbles respects.
Bien que d'essence spirituelle, me voilà
séparé du Seigneur Suprême car je suis recouvert d'un corps matériel constitué
de cinq éléments, en sorte que mes qualités et mes sens sont mal utilisés.
Je rends mon hommage respectueux au
Seigneur,
Lui qui transcende la nature et les êtres
distincts,
Lui qui ne revêt pas un tel corps matériel
et qui brille toujours dans la gloire de Ses qualités spirituelles.
L'être distinct est soumis à l'influence
de la nature matérielle et il continue de mener une âpre lutte pour l'existence
sur la voie des naissances et des morts répétées.
Cette existence conditionnée n'est due
qu'à son oubli de la relation qui l'unit à Dieu, la Personne Souveraine; aussi,
comment pourrait-il, sans la grâce du Seigneur, retrouver Son service d'amour
absolu?
C'est Dieu en personne, et nul autre, qui, sous la
forme du Paramatma "localisé", Sa représentation partielle, gouverne
aussi bien les êtres animés que les objets inanimés.
Il est également présent dans les trois phases du
temps, à savoir le passé, le présent et le futur.
Par suite, c'est sous Sa direction que l'âme
conditionnée se livre à différentes activités, en sorte que pour s'affranchir
des trois formes de souffrance liées à cette existence de contrainte, elle doit
s'abandonner à Lui, et à Lui seul.
Ayant chu à l'intérieur du ventre de sa mère, dans
cette cavité pleine de sang, d'excréments et d'urine, son corps souffrant
terriblement de la chaleur émise par le feu gastrique de sa mère, l'âme
incarnée, impatiente de quitter sa prison, compte les mois et prie:
- "O mon
Seigneur, quand l'âme vile que je suis sera-t-elle délivrée de cette
incarcération?
Cher Seigneur, grâce
à Ta miséricorde indicible, voilà que s'éveille ma conscience, bien que je sois
à peine âgé de dix mois.
Pour cette faveur
immotivée que Tu m'as accordée, ô Seigneur Souverain, Toi l'ami des âmes
déchues, je ne vois pas d'autre moyen de T'exprimer ma gratitude que de prier,
les mains jointes.
L'être incarné au
sein d'une autre espèce ne voit que par instinct;
il ne connaît que les
perceptions sensorielles agréables ou désagréables de ce corps particulier.
Mais voilà que je
possède un corps dans lequel je peux maîtriser mes sens et connaître ma
destinée;
je rends donc mon
hommage respectueux à Dieu, la Personne Suprême, qui m'a béni en m'accordant ce
corps et par la grâce de qui je peux Le contempler à l'intérieur comme à
l'extérieur.
Par suite, ô
Seigneur, bien que je me trouve dans une condition atroce, je ne désire pas
quitter le ventre de ma mère pour retomber dans le puits sombre de l'existence
matérielle.
Ton énergie externe,
nommée deva-maya, capture le nouveau-né dès qu'il apparaît, et il adopte
sur-le-champ une fausse identité, laquelle représente le début du cycle continu
des naissances et des morts.
Aussi, sans plus me
laisser troubler, je vais m'arracher aux ténèbres de l'ignorance avec l'aide de
mon amie, la claire conscience.
Il me suffira de
garder en mon cœur les pieds pareils-au-lotus de Sri Visnu pour ne plus avoir à
entrer dans le sein d'autres mères et subir le cycle des morts et des
renaissances. »
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